L'atelier d'écriture: Conseils à un futur écrivain

L'atelier d'écriture: Conseils à un futur écrivain

Bruno Tessarech

Language: French

Pages: 108

ISBN: 2:00366547

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub

L'atelier d'écriture: Conseils à un futur écrivain

Bruno Tessarech

Language: French

Pages: 108

ISBN: 2:00366547

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Professeur, écrivain, animateur d’atelier d’écriture, en particulier celui de la Fondation Bouygues Telecom, Bruno Tessarech aime autant lire qu’écrire.

Dans ce petit recueil bourré d’anecdotes et de citations, il nous livre les conseils simples, délicats, inspirés et précis pour vous accompagner le long de ce voyage en enfer ou au paradis que peut être l’écriture d’un roman : le choix du Je ou du Il, la patience, les bonnes interrogations, de l’usage des carnets, du rythme de l’attaque, des personnages secondaires…

L’enfer d’un travail harassant, plein de doutes et d’angoisses, souvent pour une reconnaissance aléatoire. Le paradis de la création, de la liberté, de l’ouverture sur un autre monde dont vous aurez dessiné les contours.

Des rituels de Jules Renard, à la trousse de dépannage d’Italo Calvino en passant par l’espièglerie brillante de Stephen King, Bruno Tessarech nous offre les crayons les plus affutés et les gommes les plus douces pour tenter cette expérience unique.

« L’enfer vous effraie ? Ne tentez pas le diable. »
« Le paradis vous attire, avancez vers lui avec courage ! »

En fin d’ouvrage, un code spécial permet d’accéder aux films des leçons d’écriture que Bruno Tessarech a donné dans le cadre de la Fondation Bouygues Telecom.

Writers' Forum (June 2016)

College Writing Skills

Clear and Simple as the Truth: Writing Classic Prose (2nd Edition)

Dialogue Secrets: From Subtext to Banter to Exposition (Screenwriting Blue Books)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

m’intéressent davantage que le supplice. C’est ainsi que, selon un processus mystérieux, vous vous forgerez votre propre personnalité d’écrivain sans passer par l’imitation mimétique – écueil que l’on risque de connaître en revanche lorsque, lisant peu, on reste figé d’admiration devant un ou deux ouvrages. Si on pratique beaucoup la lecture tout en écrivant pour soi, une alchimie se produit. De l’admiration pour les autres naît bientôt une personnification de votre travail. Et sachez que tout,

frères Karamazov entre eux ! Pour ma part, j’avoue m’endormir à la lecture de Lioudmila Oulitskaïa, moins à cause de l’épaisseur de ses livres que du nombre de personnages extravagants qui les traversent. Vous devez d’autant plus garder vos personnages sous contrôle que ce sont eux qui font le roman, au rebours de ce que pensent la plupart des lecteurs, qui ont tendance à privilégier l’histoire. La preuve est facile à faire. La première impression veut que le genre dans lequel l’histoire occupe

texte de dialogues qui aéreront le récit et feront passer des informations essentielles avec plus d’efficacité qu’un développement explicatif. Un dialogue bien mené constitue en effet un double raccourci : vers la psychologie des personnages et vers le nœud de l’intrigue. Ou bien, vous savez planter un décor, surtout urbain, donner à voir l’agencement des quartiers, les gens qui y vivent, l’inclinaison des arbres, le bruit des fontaines dans le silence nocturne, l’état d’esprit à la fois

revenir à celui qui vous a occasionné tous ces tourments. Enfin vous le reprenez. Deux hypothèses sont alors possibles. La première, peu fréquente si j’en crois ma propre expérience : vous percevez nettement ce qui ne va pas dans votre texte, et vous retravaillez ce ou ces points jusqu’à atteindre le but que vous vous étiez initialement fixé. Vous voilà enfin satisfait de vous, le lourd paquebot a pris son temps mais il a enfin gagné la haute mer. Je crains que la seconde hypothèse ne soit la

chambre de Proust, studio de Gide, table de café de Sartre, autant d’îlots perdus au milieu du tohubohu général et qui constituent des modèles inscrits au plus profond de nous. Car le Grand Écrivain est celui dont la conscience recluse possède une capacité merveilleuse : celle de pouvoir penser le vaste monde et le restituer dans son œuvre. Et je suis convaincu que son attitude répond à une conception performative : il installe les conditions qu’il estime être les plus favorables à son travail

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