Thérèse philosophe : Ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Eradice

Thérèse philosophe : Ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Eradice

Anonymous

Language: French

Pages: 177

ISBN: 2:00301923

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub

Thérèse philosophe : Ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Eradice

Anonymous

Language: French

Pages: 177

ISBN: 2:00301923

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Thérèse philosophe
Avec les gravures de l'édition de 1785

« Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l'atteindre tout à fait ; l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété, et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral » : c'est en ces termes que Sade, dans l'Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique – sinon le classique – de l'édition clandestine d'erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d'Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d'ordre religieux et moral, et l'on a pu soupçonner Diderot d'en être l'auteur. Prenant prétexte d'un fait divers – le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l'accusait de l'avoir débauchée –, il dénonce l'influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le « raisonnement » comme par l'«exemple», le droit des corps à disposer d'eux-mêmes.

D'où l'inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie ? L'une ne va peut-être pas sans l'autre...

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morceau de chair des jeunes garçons de votre âge, qui faisait votre amusement dans ce grenier ; c’est le serpent, ma fille, qui tenta Ève, notre mère commune. Que vos regards et vos attouchements ne soient jamais souillés par cette vilaine bête, elle vous piquerait et vous dévorerait infailliblement tôt ou tard. – Quoi ! Serait-il bien possible, mon Père, repris-je tout émue, que ce soit là un serpent et qu’il soit aussi dangereux que vous le dites ? Hélas ! Il m’a paru si doux ! Il n’a mordu

degrés de pénitence le bon Père me conduit à devenir une grande sainte ; et vous ne douterez plus des extases, des ravissements, qui sont une suite de ces mêmes exercices. Que mon exemple, ma chère Thérèse, ajouta-t-elle en se radoucissant, ne peut-il opérer dans vous, pour premier miracle, la force de détacher entièrement votre esprit de la matière par la grande vertu de la méditation, pour ne le mettre qu’en Dieu seul ! » Je me rendis le lendemain à cinq heures du matin chez Éradice, comme

certain, c’est que je vous verrai toujours avec grand plaisir ; et pour commencer à vous en convaincre, ajouta-t-elle en élevant la voix, je vous emmène souper ce soir avec moi : vous le voulez bien ? dit-elle à ma mère. À condition que vous serez de la partie avec Monsieur l’Abbé : vous avez l’un et l’autre vos affaires, nous vous y laisserons vaquer. Pour moi je vais me promener avec Mademoiselle Thérèse ; vous savez l’heure et le lieu du rendez-vous. » Ma mère fut enchantée ; les maximes du

française, I, op. cit., p. 320). 38 Pour les molinistes, observants de la doctrine du jésuite Luis Molina (1535-1600), Dieu accorde à l’homme une � grâce suffisante » : l’homme, après la Faute, a encore le moyen de faire le bien en utilisant le concours de cette grâce, s’il veut vraiment se sauver ; la grâce ne peut être � efficace » qu’à cette condition. En revanche, le jansénisme affirme que la grâce est gratuite, qu’elle ne s’obtient pas par les � œuvres » en ce monde. Voir infra, note 42.

impossible de considérer comme mauvais, sauf à décréditer la volonté divine elle-même ; mais sa façon de renverser les termes – Dieu n’est pas une chimère tout extérieure que les hommes se sont construit à leur image et à laquelle ils rendent un culte dans leurs temples ou leurs églises, c’est le principe rationnel qui enveloppe tout, jusqu’aux actions des hommes qu’on ne doit plus considérer que comme des modalités de l’Être suprême – est sous l’influence d’une vulgate spinoziste qui passe dans

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